Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:58

chienpasqua.jpgMon colocataire a le nez cassé, un œil au beurre brun qui noircit à vue d’œil (forcément) et il a perdu les clés de mon appartement ! Je pourrais l’étrangler, mais il sait très bien s’étrangler tout seul. Je lui avais dit de partir avant le 10 mai. Mais son ordinateur l’ayant lâché, et la perspective de passer 4 heures aux Urgences l’ayant passablement déprimé, outre sa vie qui ne va pas très bien, je lui ai accordé le temps de sortir de son marigot. Et puis je n’ai pas envie qu’il se défenestre. Il devra partir à la fin du mois. On est humains non ? Ce répit assuré, il m’a réveillée à 1h36 du matin en plein sommeil alors que je devais me réveiller à 7 heures, ne s’étant pas préoccupé d’aller récupérer à temps un second trousseau de clés que j’avais laissé à sa disposition dans un bar. Il a préféré aller se restaurer en compagnie. Se préoccuper de savoir s’il allait me déranger est devenu moins important que remplir son estomac. Qui a dit qu’une bonne action était toujours récompensée ? Vous comprenez pourquoi la morale catholique et moi, ça fait au moins deux et mon colocataire et moi, au moins trois !

 

yoga-silence-copie-1.jpgLe 31 mai il faudra donc qu’il s’évanouisse dans la nuit des fausses rencontres. Il faut se méfier des gens qui sourient trop. Derrière ces faces de Joker, se cachent peut-être parfois des désirs de vengeance, des hargnes remâchées, des désirs d’être aimé qui impriment une tonalité très contrôlée à leur voix douce. Les caractères les plus aguerris et les plus trempés peuvent s’y laisser prendre. Comment vais-je faire si mon intuition me fait défaut ? C’est peut-être le signe avant-coureur de quelque vieillerie qui s’installe en moi pour ne plus repartir qu’avec mes pieds devant ? Une mise en garde salutaire qui me rappelle qu’au-delà de la solitude et du silence de mon aire, tout se mue en casse-tête humain. La preuve que la balance humaine, oscillant sans cesse entre foi dans sa bonté ou sa rédemption, et ébahissement devant les incommensurables déceptions qu’il engendre, s’équilibre dans un mouvement perpétuel qui fait tantôt peser l’un plus que l’autre et vice versa.

 

jesus.jpgOn ne peut qu’en conclure que ce crétin prétentieux de Jésus, qui prétendait vouloir porter sur son dos tous les pêchés de l’humanité, est mort pour rien ! Il eut fallu qu’il engendrât charnellement une postérité filiale comptable du patrimoine d’amour qu’il avait amassé, désireuse de le faire fructifier. Comme quoi le capitalisme, s’il n’était pas que financier…

 

 

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

 

chantait le poète. Mais c’était un infâme communiste qui disait cela. Alors peut-on accorder quelque crédit à l’aveu d’impuissance que recèlent ces quelques vers ?

 

grenouille2Je me sens friable comme une humaine déçue de trop espérer de l’autre.  Et quand je m’émiette, je fais n’importe quoi. Enfin pas tout à fait. Quelque chose me pousse à me reconstituer temporairement en allant récupérer de la tendresse autre part, quitte à ce que le remède (dans le court terme) soit pire (dans le long terme) que le mal. C’est ainsi que mon ex-prince, à qui j’avais adressé le message dont je vous ai parlé l’autre jour (cf. J+433 : HIER, J’AI FAIT UN TRUC NUL... ), s’est manifesté. Je n’ai pas eu le cœur de lui raccrocher au nez ou plutôt à l’oreille. J’étais presque au bord de l’accueillir. Mais comme à son habitude, il était pâteux et contradictoire, embrouillé, plein de trous, pressé de venir me voir. Que ce soit par concupiscence sexuelle ou réminiscence de tendresse comme moi. Mais la rencontre n’a pas eu lieu. La sonnerie de mon téléphone s’est faite l’alliée de la raison. Je n’ai pas entendu ses appels. Tant mieux. Mais vais-je avoir la force, en ces temps où la menace d’une deuxième ère Sarkozy profile l’ombre d’une profonde dépression dans ma vie, et où la déception causée par l’humanité déficiente de mon colocataire appelle une retraite intérieure impérieuse, vais-je avoir la force de résister à la tentation de m’emboîter contre un torse dont j’aime la force et l’odeur, de me nicher dans le creux d’une épaule, comme un oisillon cherche l’aile protectrice de sa maman oiseau, pour cinq minutes de douceur ?

 

Fotolia_23273344_XS.jpgForce et faiblesse. Court terme long terme. Intérieur Extérieur. Trop et trop peu. Association dissociation. Sagesse et déraison. Rêve et réalité. J’en reviens toujours à ce foutu équilibre impossible. A cette gestuelle de funambule dont un zéphyr peut faire basculer dans le vide, comme un grand vent peut sans le vouloir catapulter le corps sur la plateforme stable à l’autre bout du fil.

 

Ne sommes-nous pas éternellement le jouet de vents contraires

 

Allez. Je vous quitte. To morrow is another day. Qui vivra verra. A chaque jour suffit sa peine.

 

Je vous laisse avec ça :

 

 

Par jeveuxunamoureux - Publié dans : La saga avec mon prince tout pourri - Communauté : Intime et décalé
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 13:52

Mon colocataire ne va pas faire long feu. Où il part, où je le défenestre.  Comme je vis au 7è étage, il vaut mieux qu’il parte.

 

guerre-et-paix.jpgIl y a les premières impressions. Elles ne sont pas toujours fausses. Mais elles ne sont pas toujours fiables. Mon colocataire et moi sommes comme deux charges électriques, l’une négative l’autre positive. Si elles fonctionnent bien côte à côte, elles ne doivent jamais se rencontrer. La tendresse seule ne suffit pas à nouer des liens. L’intellect non plus. L’intelligence émotionnelle peut être un brouilleur d’intelligence tout court. Elle peut être un frein à la compréhension, biaiser la logique la plus évidente, détourner le sens d’une discussion pour imposer sa logique propre, tissée d’émotions complexes, dont le fond est une sorte de lie qui fait parfois remonter à la surface, comme des aigreurs d’estomac, des sentiments désagréables, des relents de passé, des malentendus fondamentaux.

 

Il y a le mot prononcé, avec son sens premier voire son sens second. Il parle à l’intelligence. Mais il y a aussi la manière de le prononcer, son inflexion. Et puis il y a sa résonnance, notre chambre d’écho intérieure. La manière dont il est reçu, perçu. Un mot seul peut avoir la force du doigt enfoncé dans la plaie. Tenez par exemple : au milieu d’une discussion, pour contrer un adversaire que vous n’arrivez pas à convaincre, après avoir mobilisé en vain toutes les ressources de votre intelligence et toute votre connaissance, et après qu’il a haussé la voix, vous en arrivez à dire : « Arrête de me parler comme ça, tu me fais penser à ma mère ». Quand la mère s’invite dans une discussion vive, ça n’est jamais bon signe. L’intrusion du champ affectif catapulte soudain l’une contre l’autre deux mères, parfois deux douleurs, deux cordons qui n’ont rien à faire ensemble. Ce peut être aussi, au milieu d’une démonstration, un « je ne suis pas ton élève et tu n’es pas mon professeur » qui bloque l’argumentation en introduisant des postures : assis, debout. La courroie de transmission de la connaissance est soudain cisaillée par l’inconfort de se trouver en position de récepteur quand on ne se voudrait qu’émetteur. Le pouvoir débarque dans la conversation, la maîtrise du sujet, la honte peut-être de ne pas savoir ou la frustration de ne pouvoir aller plus avant. La place d’écoutant et la supposée passivité dans laquelle un catalogage imbécile aime à la confiner, ce sentiment de ne plus avoir de prise sur le fil tendu de l’échange renvoie à la fonction, la place essentielle du silence dans notre société pleine de bruit et de fureur. Il y a des moments où son propre silence est insoutenable. Comme s’il fallait le meubler en permanence de bruits, de sons, de mots, de gesticulations qui ne sont souvent que les fantômes de la vie. Surtout ne pas laisser l’autre envahir sa propre géographie verbale. Car dans la vie des conversations, il existe aussi des colonisateurs, des conquérants, des victoires d’honneur comme des batailles dérisoires. Bref. Il y a tant d’impossibilités langagières, tant de rencontres de mots, de combinaisons et d’interprétations sémantiques animés par une mécanique émotionnelle toute personnelle qui empilent de façon exponentielle les incompréhensions et cimentent l’incommunicabilité.

 

Silence_mg_6668.jpgLe geste parfois, le toucher, tentent de réintroduire du lien, comme un trait de pointillé, dans le fil rompu de la compréhension. Mais un trait de pointillés ne forme pas une ligne pleine, quelle que soit la continuité qu’en donne la vision, l’appréciation ne dépendant que du recul.

 

Mon colocataire et moi en sommes rendus à n’être plus que deux chambres d’échos bien étanches. Un mot ne rebondit pas dans l’autre ou sur l’autre. Ou plutôt il entre dans l’une, frappe une des parois et repart aussitôt dans sa propre caverne.

 

La rencontre de deux intelligences émotionnelles et intellectuelles mêlées peut déboucher sur une aporie génératrice de conflit. Nous en sommes (déjà) aux conflits répétés.

 

Et le grand balancement éternel entre le désir de monde et l’absolue solitude, entre l’amour du monde et sa détestation, entre l’humain ou soi renaît à chacun de ces conflits.

 

Il y a deux manières de se préparer à la mort : en multipliant les conflits ou en se préparant à la paix éternelle. J’ai choisi la seconde.

 

Sur ce mot bien sérieux, je vous laisse quelque chose de très court :

 

 

Par jeveuxunamoureux - Communauté : Intime et décalé
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 19:30

boutinbomb.jpgVous avez sûrement déjà croisé ce genre de filles : jolies comme des cœurs, bêtes à désir, sûres d’elles et de leur beauté, connaissant sur le bout de la pine le pouvoir de les lever et d’emporter un cœur d’un battement de cil. Un peu froides avec les filles auxquelles elles ne se mesurent que lorsqu’elles flairent un danger, c’est-à-dire une séductrice de taille supérieure, volatiles, volages, légères, tourbillonnantes, virevoltant dans leur jupette le cul léger avec dans l’œil quelque chose de prédateur. Le monde est un théâtre et la vie une pièce dans laquelle elles ont forcément le premier rôle, où les hommes sont des figurants jusqu’à ce qu’un hallebardier se voie distingué pour donner la répartie et dans lequel les autres femmes jouent les utilités. Ce sont des petites Duchesses de Langeais en puissance. Dansant avec leur homme tout en faisant de l’œil à l’autre, envoyant un baiser de loin à un troisième, caressant de la voix un quatrième, l’essentiel étant de toujours mesurer le pouvoir qu’elles ont sur la gent masculine à n’importe quel moment de la soirée. Enfin ceux qu’elles estiment dignes d’elles. Le reste n’étant jugé que comme de la crotte de bique. En général elles ont une garde rapprochée d’hommes ou d'amis fidèles - ce genre d’homme dont vous êtes toujours sûr qu’il dira oui à une proposition de sortie, et que vous laisserez rentrer seul sans plus vous soucier de savoir s’il reste encore un dernier métro - tous d’ex admirateurs aux lèvres desquels il est resté accroché un filet de bave qui se feraient hacher menu pour défendre la belle si elle était en danger. Elles savent d’instinct qui sont ceux qu’elles pourront faire ployer et ceux, très rares, avec qui elles n’auront aucune chance en dépit de la maîtrise de leur art de la séduction, ce qui pique leur orgueil.

 

Elles ne se mesurent jamais aux femmes bien plus intelligentes qu’elles et ne se sortent des joutes intellectuelles que par un excès de désir, seul capable de faire oublier une idée.

 

Le pauvre insecte qui tombe dans la toile de ces araignées est foutu.

 

nl20081011thalysicgouda07.jpgMais s’il ne s’agissait que de quelques insectes boulottés, ce ne serait pas si grave. Car elles ont le pouvoir de faire se battre des frères et de transformer en haines immortelles des amitiés antiques. En général, elles se tirent très bien des bagarres homériques qu’elles savent déclencher. Tandis que les benêts qui se sont étripés pour les beaux yeux d’une de ces belles se retrouvent aux urgences ou retenus dans quelque commissariat pour répondre aux questions sévères des gardiens de la tranquillité publique, elle proteste de sa bonne foi et se défend avec des chatteries qui donnent envie à l’éborgné de perdre son autre œil et au commissaire celle de mettre son épouse en garde à vue pour convoler avec l’éplorée. Bref, on lui pardonne tout, elle se tire de tout.

 

Balzac est peuplé de ce genre de belles au regard dur et le XIXe siècle de duels qui ont expédié ad patres des armées de cornichons.

 

caniveau-1.JPGL’un de ces types de femmes - peu ou prou - a eu le malheur, alors que je luis portais secours récemment, de me prendre de haut et de me traiter de morue ! (certes elle était éméchée mais je n’aime pas qu’on me traite de noms de poissons, ceci dit sans aucun mépris pour les poissons et particulièrement pour la morue que j’aime infiniment lorsqu’elle est bien dessalée).

 

Autant vous dire avec quel plaisir, quelle délectation je l’ai expédiée le cul et les quatre fers dans le caniveau. Et si l’on ne m’avait retenue, elle aurait pris dans le derrière une bottée de coups de pieds dont son joli fessier se souviendrait jusqu’à la fin de ses jours.

 

J’ai appris plus tard qu’elle avait été la cause d’une bagarre et qu’elle avait déjà commencé la soirée le cul par terre. Je n’en ai eu que plus de plaisir. Car j’ai eu conscience d’avoir vengé des générations d’hommes bafoués et de femmes cocufiées tout au long des siècles.

 

Allez. Sur ce, je vous laisse avec ça. C'est de saison :

 

Par jeveuxunamoureux - Publié dans : Une certaine vision de l'amour - Communauté : Intime et décalé
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 12:51

machine.JPGIl y a le sexe. Après une longue période d’inactivité, savoir que l’on n’a rien perdu de son élasticité corporelle (et qu’on pourrait même en remontrer à certaines gymnastes chinoises ou contorsionnistes de cirque si on voulait ou si on s’entraînait davantage), que la machine à plaisir fonctionne toujours, que les capteurs sensoriels n’ont subi aucune altération ou aucun brouillage malgré leur manque d’usage, c’est bien. Le contrôle technique sexuel permet de compter les pièces et de savoir qu’on pourra rouler encore un moment. Même si on ne sort pas la machine du garage tous les jours. Quand la machine à plaisir a davantage les potentialités d’une deux-chevaux que celle d’un bolide de course, la sortir du garage obéit moins à la nécessité de faire tourner le moteur régulièrement pour l’entretenir qu’à préserver certaines pièces qu’on aurait un mal fou à remplacer si on les pétait.

 

Donc mes derniers ébats ne m’ont pas donné envie de laisser tourner le moteur par peur que la machine cale. C’est bien. Mais en dehors du sexe, il y a une autre machine, plus puissante en ce qui me concerne, plus exigeante, plus demandeuse : c’est la machine à bisous ou plutôt la machine à tendresse. Ah !!! celle-là ne se satisfait pas d’être remisée au garage comme ça, sous sa toile protectrice. Du bisou, du chaud dans le cou, du contact, du pelotonnage, de l’emboîtement, du geste tendre, de l’effleurement, de l’accolade, du frôlement, elle en redemande encore. Chez moi, la tendresse appelle la tendresse, sans nécessairement demander plus. La tendresse sans sexe compte davantage pour moi que le sexe sans tendresse. Et pourtant j’ai davantage pratiqué la deuxième option, à regarder en arrière mon long parcours amoureux.

 

pelotes-laine-angora.jpgSans doute parce que la tendresse ébranle trop. Elle agit comme ces micro-fractures quasiment indécelables qui fragilisent les édifices et finissent par briser les os. Je me remets vite d’un coup vite fait. Je ne me remets jamais d’un baiser déposé dans le cou ou d’une caresse sur le visage.

 

La séduction qui n’envoie que des messages de tendresse, sans passer nécessairement par la main dans la culotte, existe-t-elle ? Le bisou dans le cou peut-il resté confiné à cette aire géographique si sensible du corps, sans susciter des besoins de franchissement de frontière qui poussent à s’établir en pays du cœur ou en pays du sexe ? Le pays du sexe m’est un territoire connu. Je ne m’y perds jamais. Ma boussole fonctionne bien, la cartographie que j’en ai faite est précise. Le pays du cœur est une terre inconnue, mystérieuse. Elle me semble aussi éloignée de moi que Pluton l’est du soleil. Ma friche amoureuse est couverte de ronces, d’herbes folles, de mauvaises herbes, de celles qui étouffent un sol épuisé sur lequel plus aucune graminée ne trouve d’espace ou  les conditions de fertilité propres à sa germination. Entre un pays trop connu et un pays inconnu, restent les confins de la tendresse, un territoire à cheval, ni en dedans ni complètement en dehors, qui pourrait peut-être emprunter au pomerium link de la religion romaine antique son identité d’entre-deux (si vous voulez en savoir plus sur le pomerium, allez voir le lien).

 

Un billet qui mêle à la fois « la main dans la culotte » et le pomerium romain : vous aurez peut-être compris pourquoi ma vie amoureuse prend parfois des chemins si complexes. Quel homme pourrait faire la synthèse des deux ?

 

ronce-rouge.jpg

 

Allez. Je vous laisse méditer cela. Et la petite chanson qui s'impose :

 

Par jeveuxunamoureux - Publié dans : Une certaine vision de l'amour - Communauté : Intime et décalé
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:03

JLM CARTES’il est vrai que l’on évoque le plus souvent la Seine-Saint-Denis comme le département cumulant quelques tristes records (mortalité infantile, chômage des jeunes, violence...), moi je ne veux retenir que le bien-être de vivre parmi la population la plus métissée de France et celle qui a le plus massivement voté pour le Front de Gauche. Là où je vis, à Montreuil, notre candidat a recueilli 24 % des voix (juste derrière notre voisine de Bagnolet), le plus haut de France. Le total de la Seine-Seine-Denis est de 17 %. C’est le plus élevé de la métropole.

 

Alors oui je me sens bien au chaud chez moi. Notre belle gauche fraternelle, notre belle France métissée, notre République combative, forte de ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité vit là. Je suis au coeur de ce coeur d’Ile-de-France qui bat comme j’aime. La haine s’effrite dans les déserts et les friches blanches, dans les marges humaines. L’amour fleurit dans les belles concentrations d’humains bariolés. Ici, je me sens comme protégée d’un vaste mal.

 

C’est là dans nul doute, et nulle part ailleurs, que je trouverai je le sais ce coeur de complément, politique et amoureux, qui me fait tant défaut ces derniers temps. Je bouge très peu. Ça tombe bien.

 

93.jpg

 

Je vous quitte vite. Sur cette belle pensée et ce beau sentiment. J’ai beaucoup à faire aujourd’hui.

 

A demain.

 

Une petite chanson particulièrement appropriée pour finir. Trop chouette Montreuil !

 

Par jeveuxunamoureux - Publié dans : L'amour et/ou la politique ? - Communauté : Intime et décalé
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Divorcer parce qu’on n’est plus amoureuse est aussi stupide que de se marier parce qu’on l’est.

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Alexandre Dumas, fils

Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour, c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice.

Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu.

L’amour est un je-ne-sais quoi, qui vient je-ne-sais-où, et qui finit je-ne-sais-quand.

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Plaignons les tourterelles, qui ne se baisent qu’au printemps !

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L’homme est plein d’imperfections mais on ne peut que se montrer indulgent si l’on songe à l’époque où il fut créé.

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Alexandre Dumas fils

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Honoré de Balzac

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L’amour ? Des grands mots avant, des petits mots pendant et des gros mots après.

Edouard Pailleron

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